La vente en ligne (sur internet), tendance d’achats, se développe activement et attire tous les jours de plus en plus d’utilisateurs. Tout est désormais disponible sur le net, et les cyber-consommateurs affluent en nombre grâce aux offres engageantes qui leur sont proposées. De la fidélisation de clients aux publicités pour amener de nouveaux acheteurs, tout est étudié et mis en place dans le but d’un accroissement du phénomène.

Les lois renforçant la protection des clients sont  positives depuis plusieurs années. Les sites se veulent rassurant en explicitant toutes les modalités de paiement, remboursement ou livraison et continuent ainsi leur processus de filiation avec leurs acheteurs. Ce nouveau type de consommation est soit combiné à la consommation traditionnelle en magasin soit en compétition avec celle-ci. Cette concurrence entraîne dans certains domaines la raréfaction de boutiques voire la disparition d’autres types de consommation notamment par correspondance avec la cessation des catalogues. Le e-commerce ( vente en ligne ) deviendrait-il le moyen d’achats par excellence, écrasant tous les autres dans plusieurs années ou décennies ? Les achats en magasin restent conséquents et ils sembleraient être complétés par ceux sur le net plutôt que complètement dominés et broyés par le nouveau penchant du shopping sur la toile.

Un ordinateur montrant la vente en ligne

Les cyber-consommateurs fidèles derrière leur ordinateur ou smartphone

De plus en plus nombreux, les cyber-consommateurs dépensent toujours davantage derrière leurs ordinateurs, tablettes ou encore mobiles avec le développement d’une forme de distribution : le m-commerce (mobile-commerce). Le nombre de clients croît sans cesse, atteignant une augmentation de 17% en 2018 par rapport à l’année précédente. Leur panier annuel moyen progresse aussi en passant au-dessus de 1174 euros en 2018. Certains sites comptabilisent une très grande quantité de visites : le site de vente en ligne le plus visité en France est le groupe américain Amazon avec plus de 14 millions de visiteurs uniques par mois ! La fidélisation des clients se fait notamment par les offres de ce type de sites : promotions, remises exceptionnelles et déstockages lancent des compétitions entre les internautes qui se doivent alors d’être sur le bon site et surtout au bon moment. Le bouche à oreille, mais aussi les publicités font ensuite le travail d’apporter toujours plus de nouveaux fidèles qui pourront découvrir les dernières offres grâce à un mailing permettant aux e-commerçants de maintenir le contact avec leurs clients mais surtout de leur faciliter l’accès aux sites avec une navigation plus rapide pour des produits déjà ciblés par les acheteurs potentiels.

La vente électronique, un type d’achats qui reste en vogue

Après la vente par démarchage ou encore par correspondance, la vente en ligne prend le dessus et est devenue la tendance d’achats dominante. Ce type de distribution se rapproche de la vente à distance qui peut se faire sur catalogue ou par le téléachat par exemple. Tous les types de produits se trouvent maintenant sur Internet : livres, vêtements, outils, automobiles, …

On décompte aujourd’hui en 2019 182 000 sites marchands actifs en France, dont certains peuvent faire partie d’une stratégie multicanale d’un groupe, consistant à être associé à un commerce parallèle en magasin. C’est notamment le cas de supermarchés qui lancent une partie shopping en ligne sur leurs sites, permettant aux clients de ne pas avoir à se déplacer en magasin. Le e-commerce permet une forte économie de temps, parfois même d’argent aux consommateurs. Des statistiques de la Fédération e-commerce et vente à distance (FEVAD) prévoient que trois quarts des Français feront leurs soldes en ligne, ce qui confirme l’ampleur du mouvement dans le pays. De nouveaux sites voient le jour fréquemment avec, pour tous, une devise propre, un prix unique ou encore un type de produit particulier, laissant aux clients l’opportunité de choisir lequel d’entre eux est le plus approprié à leur recherche : sites d’annonces de vente de particuliers, sites de ventes privées …

Les cyber-consommateurs protégés et rassurés par la loi

Si les achats sur le net ne cessent d’augmenter c’est en partie grâce aux mesures législatives prises afin de protéger les cyber-consommateurs. Tout d’abord, la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2004 réglemente le commerce électronique en France, puis en 2008 la loi Chatel vient renforcer la protection des acheteurs en imposant sur les sites de vente en ligne la présence d’informations sur les dates limites de livraison, sur les détails de remboursement, sur l’existence, l’absence ou les limites d’une rétraction pour le client par exemple, enfin la loi Hamon de 2014. Des clients rassurés sont des clients comblés et ces conditions, favorables à leur épanouissement dans leurs achats qui se feront alors plus facilement et plus nombreux, favorisent l’essor de ce type de consommation. Certains services de paiement en ligne sécurisent les donnés transmises par l’acheteur afin de protéger ses intérêts : c’est notamment le cas du service Paypal, présent sur la plupart des sites d’achats en ligne car considéré comme le plus sûr. De la même manière, les modalités de paiement participent aussi au sentiment de sécurité du client lors de son achat avec notamment différentes possibilités : par carte bancaire, avec un téléphone portable …

La vente électronique, un parasite pour la vente traditionnelle mais un bénéfice pour l’environnement ?

Faire ses courses dans un supermarché, faire les soldes, tout cela peut se faire sagement assis derrière le poste de son ordinateur ou téléphone portable. L’émergence de chrono drive dans les grandes chaînes de supermarchés permet désormais de faire ses courses sur le net et d’aller récupérer le panier commandé dans le drive de la grande surface. Le gain de temps est important et l’économie certaine : les acheteurs ciblent les produits dont ils ont besoin et évitent ainsi les allées du magasin où les promotions ou produits originaux peuvent attirer l’œil et par conséquent le porte-monnaie. On ne relève pourtant pas une forte diminution de l’affluence en magasin.

En revanche, les agences de tourisme ressentent bien le développement des sites spécialisés dans le domaine puisque certaines se retrouvent dans l’obligation de fermer face à la rude concurrence du net. Les consommateurs n’ont plus l’obligation de se déplacer jusqu’en agence et d’en visiter plusieurs pour comparer les prix. En quelques clics ils se retrouvent sur une page web qui fait les comparaisons pour eux, en proposant différentes offres soldées.

D’un point de vue environnemental, le commerce du net permettrait certaines économies énergétiques et une diminution de la pollution en évitant aux populations de se déplacer. Mais pour certains achats, le commerce traditionnel serait plus écologique : une étude affirme qu’acheter un livre sur le net est plus écologique si la boutique traditionnelle se trouve à plus de 8 km du domicile de l’acheteur.

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